En abaissant son taux, la BNS espère faire diminuer l’attrait des placements en francs suisses et mettre un frein à la tendance à l’appréciation de la monnaie nationale. Un franc trop fort a deux effets indésirables simultanés sur la conjoncture suisse. D’une part, il complique les exportations pour les entreprises helvétiques puisque le prix de leurs biens augmente à l’étranger. D’autre part, le prix des marchandises importées diminue encore plus avec l’appréciation du franc, ce qui pourrait rabaisser le taux d’inflation, déjà bas en Suisse, pour le faire se rapprocher de zéro voire descendre sous la barre des 0%. Selon Philipp Merkt, la BNS prend toutefois un certain risque en assouplissant sa politique monéraire pour la cinquième fois consécutive: